Mercredi 3 juin 2009
3
03
/06
/Juin
/2009
03:52
Imaginez une machine de la taille d'un netbook mais d'un moins d'1 Kg, munie d'un bel écran, d'un véritable clavier et d'un système d'exploitation intelligent, et capable de fonctionner une journée
complète connectée à Internet. Pour le fondeur Qualcomm, un appareil de ce type mériterait l'appellation de « smartbook », contraction entre les mots smartphone et notebook, et pourrait voir le
jour d'ici la fin de l'année.
Lors de conférences organisées en préouverture du Computex, Qualcomm et ARM ont tous deux souligné lundi l'intérêt grandissant que présentent des puces capables de faire fonctionner un système
d'exploitation complexe tout en garantissant une consommation électrique réduite. Les usages en mobilité se développent à la vitesse grand V, et créent de nouveaux besoins auxquels Qualcomm espère
bien être en mesure de répondre avec ce concept de smartbook, articulé autour de sa puce tout-en-un vedette.
Cette puce, c'est bien sûr SnapDragon, un chipset intégré centré sur un processeur ARM cadencé à 1 GHz, qui offre certes des performances brutes moins importantes que celles du fameux Atom, mais
affiche une consommation électrique de l'ordre de 500 mW, bien inférieure à celle du moins gourmand des processeurs x86 d'Intel.
D'ici la fin de l'année, Qualcomm compte bien améliorer les performances de SnapDragon, puisque la firme annonce d'ores et déjà la sortie prochaine d'une nouvelle référence, baptisée QSD8650A et
cadencée à 1,3 GHz. Les premiers exemplaires de test verront le jour dans le courant de l'année, et Qualcomm espère bien voir cette puce faire son entrée sur le marché, par l'intermédiaire de
partenaires tels que Acer, HTC, Asus, LG ou Toshiba, lors du premier semestre 2010.
Contrairement au netbook, clairement rattaché au monde de l'informatique, le « smartbook » serait plus proche de l'univers de la téléphonie mobile. Les machines répondant à cette appellation
devraient, selon Qualcomm, embarquer 3G, WiFi, Bluetooth mais aussi GPS, le tout épaulé par un système d'exploitation solide : pourquoi pas l'Android de Google, ou le Symbian Fondation soutenu par
Nokia.
Ici, la principale promesse réside donc dans le fait de délivrer des performances permettant de s'adonner au multimédia ou à la communication mobile sans entrave, avec une connexion permanente et
une autonomie record.
Un terrain sur lequel Qualcomm n'est pas seul en lice : le spécialiste de la carte graphiqu NVIDIA s'active notamment pour faire connaitre sa puce Tegra, un autre
system on
chip basé sur une architecture ARM, grâce auquel la firme espère bien conquérir le marché de l'ultra-mobilité, nouveau pour elle. Présentée pour la première fois en juin 2008, la puce est
aujourd'hui prête à être commercialisée. Réunissant deux coeurs ARM ainsi que différents processeurs dédiés à la gestion de l'audio, de la vidéo ou des communications radio, elle permettrait selon
NVIDIA de lire des vidéos haute définition en 1080p et d'encoder à la volée un flux en vue de sa transmission sur les réseaux mobiles (visiophonie), pour une consommation globale d'environ 1W.
Partenaire de Qualcomm, Asus présente cette semaine sur son stand du Computex un netbook Eee PC équipé d'un processeur SnapDragon et faisant fonctionner Android. Un processeur que l'on retrouve
déjà dans certains smartphones du commerce, à l'image des TG01 de Toshiba. Dans le même temps, NVIDIA a annoncé mardi qu'une dizaine d'appareils équipés de Tegra allait prochainement être lancée
par ses partenaires, essentiellement asiatiques.
En attendant que l'on puisse juger des qualités comparées de ces deux solutions, la bataille risque donc de se jouer sur le terrain commercial (et donc marketing), l'objectif étant pour les
fondeurs de rallier le plus de fabricants de terminaux possible à leur cause.